[On reeefait l’extrait #1] Zodiac: chirurgie du temps à coeur ouvert

La corrélation entre la lumière et le temps dans les divers arts ne date pas d’hier. Lorsque l’un complète l’autre, il peut être à but tout autant indicatif quant à la localisation, diurne ou non, d’une scène dans une journée (il faut pour ce faire un éclairage directionnel, « solaire », placé aux trois-quarts haut environ de la personne  au grand maximum, comme le décrivait feu le chef opérateur Henri Alekan)  que symbolique ou émotionnel, avec un éclairage « anti-solaire », toujours selon Alekan, modélisant/transformant les formes des acteurs comme dans Delicatessen de Jean -Pierre Jeunet, ou révélant les émotions spectatorielles au profit d’une suspension temporelle, comme les films baroques de Orson Welles tels que La Splendeur des Amberson, ou plus récemment Split, de M. Night Shyamalan, à quelques moments.

a-delicatessen-marc-caro-jean-pierre-jeunet-delicatessen-dvd-delicatessen-21Delicatessen, Jean-Pierre Jeunet, 1991

36398-la-splendeur-des-ambersonLa splendeur des Amberson, Orson Welles, 1942.

De ces idées d’éclairage sont alors apparus les différents moyens de représentation et de déformation temporelle dans la lumière, et cela n’est pas sans rappeler le mythe du vampire, inspiré directement de l’oeuvre Dracula de Bram Stoker. Le vampire est un individu froid, vivant reclus de la lumière, immortel et donc de facto un être qui n’a plus aucune notion du temps. S’il peut embrasser aisément la thématique de la monstruosité, comme la séquence de Dracula en guerre dans l’oeuvre éponyme de Francis Ford Coppola, déjà effet d’annonce de sa future métamorphose grâce au procédé du théâtre d’ombres; il est surtout un excellent moyen d’évoquer le spleen et la fin de l’innocence, où son besoin de vivre reclus dans l’ombre met paradoxalement en lumière de vrais problèmes sociaux. Et étonnamment, il y a désormais un peu plus de dix ans, David Fincher a lui aussi établi ce mythe à des fins nostalgiques et cruels, avec son film Zodiac, comme nous pourrons le voir dans cet extrait.

ZODIACZodiac, David Fincher, 2007

Réputé pour un style à priori très choc, « tape-à-l’oeil » et à l’humour très noir, David Fincher fait de Zodiac une oeuvre fleuve, à la croisée des genres (le film noir post-moderne se noyant dans des allusions plus subtiles au fantastique), où sa durée (2h42) n’est qu’un prétexte à l’évocation du temps qui passe, ennemi aussi mortel que le célèbre tueur que les trois personnages principaux souhaitent démasquer durant plus d’une vingtaine d’années.

L’extrait présenté ici commence par un visionnage au cinéma de L’Inspecteur Harry, de Don Siegel, par un public comprenant David Toschi (interprété par Mark Ruffalo) et Robert Graysmith (joué par Jake Gyllenhaal). Il s’agit de leur première vraie discussion, après d’être croisé plusieurs fois au journal San Francisco Chronicle. Graysmith, optimiste, se frotte à l’exaspérance de Toschi, lui qui pensait juste avant avoir trouvé le serial killer. Quatre ans après, et après une transition retraçant l’histoire de l’Amérique tant dans l’actualité que dans la musique, les deux « couples » de personnages ayant enquêté sur l’affaire en question (Toschi et Billy ‘Anthony Edwards’ Armstrong pour l’un; Graysmith et Paul Avery, interprété par Robert Downey Jr. pour l’autre), se séparent, n’en pouvant plus de leurs recherches. Ces scènes sont majoritairement focalisation externe. Afin de prouver en détail l’établissement de la cruauté du temps vis-à-vis des protagonistes, il conviendrait d’évoquer dans un premier temps le cynisme croissant de l’affaire dans laquelle s’enfement les quatre « héros »; avant de conclure par une seconde partie traitant de la hantise du spectre de l’enquête ressentie par ceux-ci.

ATTENTION: L’ANALYSE QUI VA SUIVRE EST TIREE DE L’EXTRAIT CI-DESSOUS. IL EST INDISPENSABLE DE LE VISIONNER POUR COMPRENDRE L’INTEGRALITE DE CE BILLET. BISOUX.

Tout d’abord, Zodiac peut, comme dit plus haut, être assimilé à une investigation devenant cynique et futile, traînant trop en longueur et aux multiples pistes sans finalité. Ce piétinement de l’enquête peut à lui seul être représenté par la transition sur fond noir, privilégiant l’ivresse sonore à une succession d’images d’archives. Cette ivresse se caractérise par une succession de voix de journalistes ou présentateurs TV annonçant les différents événements passés aux Etats-Unis durant les quatre ans (le synthé « Four Years Later », reproduisant la dactylographie d’une machine à écrire, en est la preuve), accompagnés des différents mouvements et genres musicaux apparus au fil de ces mêmes années, que représentent cette transition. Ce long fondu sonore , semble d’autant plus absurde car les musiques sont toutes dans un tempo bien différent que les paroles des journalistes présentes, et tout est à peu près mixé à un même niveau d’écoute, ne donnant aucune hiérarchisation de ce maelstrom d’informations.

L’affaire du Zodiac, elle, n’est même pas évoquée, comme si au fil du temps, elle avait déjà été complètement oubliée. Ce piétinement est aussi présenté par la première discussion entre Graysmith et Toschi, où une opposition entre l’optimisme du premier (en témoigne sa réplique « Vous allez l’avoir », dite avec assurance) et le pessimisme du second (« Ils font déjà des films là-dessus », sous-entendant alors qu’une équipe a eu le temps de produire, monter, tourner et diffuser un film très inspiré par l’enquête et le modus operandi du criminel avant même que celui-ci n’ait réussi à être trouvé), rejoignant alors une foule en arrière-plan qui elle n’a plus peur du serial killer du Zodiaque. La personne accostant Toschi à la fin du film, lui disant « Inspecteur Harry a fait du bon boulot avec ton affaire », peut très bien être une représentation synecdotique d’un public ne croyant plus en cette investigation, et décidément passé à autre chose.

2017-04-29 (1)Zodiac, David Fincher, 2007

De ce cynisme, découle alors un certain choix de renier l’affaire de la part de certains des personnages. Un déni représenté à lui seul par les personnages de Billy Armstrong et Paul Avery. Un choix que l’on retrouve dans plusieurs plans du film, et notamment deux: le plan d’ensemble lorsque Dave Toschi se gare devant la maison de Armstrong et celui d’ensemble toujours quand Graysmith regarde ses oeuvres. Les multiples points de fuite, additionnées aux différentes portes ou fenêtres possibles, laissent croire à cette idée de choix. Ces points de fuite sont matérialisés par des surcadrages, des hors-champ, ou encore une complémentarité des couleurs (notamment pour le premier plan cité, où deux pièces côtes à côtes possèdent les couleurs bleues et jaunes).

Ces plans doivent avoir pour références les tableaux et les thématiques de Edward Hopper, travaillant les perspectives et les lignes de fuite intenses pour développer l’idée de l’aliénation, soit le sentiment d’avoir été dépossédé de sa vie mais que ceci ne semble pas terminé, malgré le brutal changement de plan de carrière. Cette inauthenticité ici peut être traduite par le déni de Armstrong, son refus de continuer à La Criminelle de San Francisco et son engagement avec un autre département de police. Il devient alors de moins en moins éclairé, happé par l’ombre, comme s’il n’était plus personne. Ce déni peut aussi être caractérisé par le fait qu’il essaie de terminer la discussion avec le personnage de Mark Ruffalo le plus vite possible. Une fois chez lui, l’éclairage diégétique est aveuglant, ressemble à une lumière proche du soleil selon notre visibilité et non selon la science, signe d’une artificialité de la vie dans laquelle s’engouffre Armstrong pour oublier son affaire. Enfin, pour Paul Avery, le personnage interprété par Robert Downey Jr., son déni se situe dans l’humour grinçant, dans le repli sur soi (« Personne ne vient du bon vieux temps ») et l’alcoolisme.

HOPPER          New York Office, Edward Hopper, 1962

2017-04-29 (3)Zodiac, David Fincher, 2007

Paul Avery justement est la pierre angulaire d’un jeu de relations désabusées dans cette séquence, qui a de plus en plus de mal à accepter, assumer le passé. Pour son personnage, et la relation amicale qu’il entretenait avec Robert Graysmith, il se sent abandonné par celui-ci, lui reprochant non sans sarcasmes toujours d’avoir été plus obnubilé par son enquête que par son amitié. Le jeu vidéo Pong, faisant office de « Mickey Mousing » durant la séquence, amplifie son sentiment de culpabilité et de folie.

Un reproche que lui fait indirectement la femme du personnage de Jake Gyllenhaal, jouée par Chloë Sevigny, lui attestant elle aussi que « personne n’a autant de conneries sur Zodiac que toi ». Leur relation est notamment le fil rouge du film, puisque aucune de leurs rencontres ne dure plus de cinq minutes. Ils ne semblent jamais s’aimer vraiment, Graysmith étant trop préoccupé par le passé (l’affaire) que l’avenir (ses propres enfants). Ce regard hautain croissant est également symbolisé par le nouveau venu aux bureaux, interprété par Adam Goldberg, qui envoie paître Graysmith, venu simplement prendre des nouvelles. Ce refus du passé est aussi représenté par le Golden Bridge de San Francisco, véritable étape entre les époques dans le film, qui est de moins en moins éclairé au fur et à mesure de l’avancée chronologique. Le passé se consume alors de plus en plus, laissant place à une nouvelle génération n’ayant pas grand intérêt pour l’une des enquêtes criminelles les plus longues jamais connues aux Etats-Unis. Mais Graysmith et Toschi ne s’en rendent pas compte, et il suffit que leurs partenaires à l’écran leur disent pour qu’enfin, ils obtiennent cette révélation.

2017-04-29 (5)Zodiac, David Fincher, 2007

Cependant, si cette nouvelle génération ou les regards extérieurs ont décidé de ne plus s’intéresser à cette enquête, Graysmith, Avery et Toschi, eux, en sont devenus obsédés, parfois malgré eux. En résulte alors une thématique de fantôme du tueur du Zodiaque, déjà représentée par le fait que chaque scène soit majoritairement en focalisation externe aux personnages (à l’exception de deux-trois plans en champ personnalisé ou vue subjective), qui rôde au-dessus de leurs têtes et prêts à les tuer d’usure, à force de ne pas le démasquer. L’idée du spectre du Zodiac est présente par le fait que tout le monde en parle ou y pense dans chaque séquence, mais il n’apparaît jamais et n’a pas commis de crimes depuis plusieurs années ! C’est par ailleurs l’autre point qui fait le sel de l’aliénation des personnages et qu’on peut les rapprocher de Edward Hopper: ils se sentent seuls, parfois dans l’attente que tout se termine, et sont caractérisés par leurs obsessions d’abord plutôt que par leurs émotions personnelles. Cette obsession se caractérise déjà par la deuxième séquence du film, au cinéma. Le personnage de Toschi, à deux doigts d’avoir trouvé le tueur précédemment, se retrouve à regarder L’Inspecteur Harry qui lui-même s’inspire de son histoire. Le personnage apparaissant à l’écran par ailleurs lui ressemble bien étrangement. Cela donne une sensation à la fois de mise en abyme, mais de constat douloureux sur la stagnation de l’enquête. Dave Toschi essaie alors de détourner des yeux l’écran mais ne peut pas, la faute également à une fermeture de cadre l’étouffant dans son fauteuil. Personne n’ose le regarder dans les yeux, personne ne ressentit la même suffocation dans la salle, pas même son supérieur, joué par Dermot Mulroney, qu’il cherche vainement du regard. Même à l’extérieur de la salle, lors de sa discussion express avec Graysmith, il se retrouve enfermé par la construction du cadre, où les pylônes marquent la règle des tiers.

Au contraire, Robert Graysmith semble lui happé par le film, encore incrédule et ne se rendant pas encore compte de son entêtement. L’obsession passe aussi par une synchronisation parfaite des mouvements de la caméra avec les acteurs, ces derniers intentionnalisant chacun de leurs mouvements. David Fincher n’hésite également pas à faire passer Toschi devant le poster de Dirty Harry, donnant la sensation que rien ne sera terminé tant qu’il n’aura pas élucidé cette affaire, tout en amplifiant l’idée de mise en abyme de la scène précédente. Pour ce qui est de Graysmith, l’obsession passe par l’effacement de ses amorces: en témoigne les plans en vue subjective (ou champ personnalisé, la question se pose) sur son portfolio de photos et d’articles de journaux concernant le Zodiac. Ce même entêtement passe aussi par son mutisme envers sa femme, Melanie (Chloë Sevigny toujours), qui le cherche du regard mais n’obtient qu’une seule réplique de sa part (« on tire à pile ou face ? ») et évoque à elle seule le seul plan brutal de la séquence, signifiant une violente rupture avec la relecture de Jake Gyllenhaal. Enfin, la couleur de la voiture de Graysmith, en fin de séquence, rappelle les textures chaudes des séquences avant la transition, peut-être signe là aussi d’une envie de remuer le passé encore une fois.

2017-04-29 (7)Zodiac, David Fincher, 2007

Il est donc envisageable avec cette idée de hors-champ et de mutisme avec l’environnement extérieur que Graysmith est un peu plus un reclus de la société, car souhaitant résoudre le passé avant de comprendre le présent. Il en est un peu de même après la transition pour les autres, car Toschi, Armstrong et Avery ne parlent à personne d’autre qu’entre eux, et les trois-quarts de leurs séquences sont de nuit ou dans des locaux fermés. Et c’est donc à partir de cette séquence qu’il devient possible d’évoquer le mythe du vampire: les fenêtres sont barricadées afin de laisser passer un minimum de lumière, les murs sont très sombres, presque noirs et il est dépendant à un breuvage particulier (la vodka remplaçant le sang, friandise première du monstre en question ici), qu’il boit goulûment. La courte focale attribué aux valeurs de plan dans lequel il est présent laissent à penser qu’il se fond progressivement dans le décor auquel il appartient. Dans le même ordre d’idée, les personnages de Graysmith, Armstrong et Toschi (connectés par le biais d’un syntagme en accolade et par une musique lourde, étant donné qu’ils n’ont aucune scène ensemble dans la deuxième partie) sont les seuls à avoir résisté à l’épreuve du temps. Ils semblent avoir conservé presque les mêmes tenues, le même âge depuis le début de la diégèse… Alors que huit années se sont écoulées depuis.

Le personnage de Armstrong aussi peut être vu comme un vampire, car la lumière diégétique de l’appartement dans lequel il rentre est artificielle. Toujours dans l’idée de ce mythe, l’utilisation de la caméra numérique, doté d’un étalonnage très clinique, plastique, rend encore le tout très lisse, mais en même temps complètement atemporel. Ajoutez à tout cela le fait que David Fincher s’est permis un tournage à la Thompson VIPER FilmStream Camera, avec optiques Zeiss DigiPrime, soit le même apport filmique qu’un certain Collatéral signé Michael Mann. Si ce dernier se sert de l’apport numérique pour filmer la nuit dans des lumières plus naturelles, il y a possibilité de faire une comparaison sur l’idée de la réalité de façade, de l’embrigadement de chacun dans sa propre vision des choses. Le destin de Max, enfermé dans son taxi à la recherche d’un Eden bien lointain (la création d’une compagnie de limousines dans les îles) peut alors s’assimiler à l’obsession de chacun de Graysmith et Toschi, piégés dans leur enquête et ne souhaitant pas sortir de ce bourbier tant qu’aucune solution ne sera trouvée.

COLLATERALCollatéral, Michael Mann, 2004

2017-04-29 (4)Zodiac, David Fincher, 2007

Enfin, ce spectre de l’enquête est aussi présent par le biais d’une nostalgie omniprésente dans l’extrait, comme si quelques personnages faisait le tour de sa vie avant de mourir. Tout d’abord, les relations entre les personnages sont toutes appuyées par une action faite dès leur première rencontre formelle dans le film (le cocktail bleu pour Graysmith et Avery; la « bouffe japonaise » pour Toschi et Armstrong). Dans cet extrait, l’érosion de chaque relation se caractérise par une épanadiplose – une répétition d’un motif en début et en fin d’oeuvre, afin de créer une insistance et mettre en valeur une idée ou groupe de mots – nostalgique et relationnelle, comme si le livre de leurs histoires se refermait d’un coup. Il faut également rappeler tout de même que le système du film se base sur ces figures de style, que ce soit du point de vue caractériel ou narratif.

Les notes de piano lourdes, écrasantes et redondantes, entendues dans les extraits, établissant le lien entre Graysmith et Toschi, donnent aussi cette sensation de mort imminente. Les jeux de regards et leurs appels au hors-champ sont également une pièce maîtresse de cette nostalgie, Graysmith à la photocopieuse, juste après le fondu sonore, ne regardant pas les nouveaux bureaux mais semble plutôt interloquer le spectateur afin qu’il comprenne que beaucoup trop de choses ont changé depuis. Pour conclure, la grande lumière blanche entrante sur le personnage de Robert Downey Jr. dans la dernière séquence est elle aussi polysémique. Son aveuglement dissout également Avery dedans, annonçant sa mort dans un sens religieux, tout comme dans un sens mythologique, le vampire ayant pour ennemi principal les spectres lumineux naturels.

2017-04-29 (6)Zodiac, David Fincher, 2007

Ainsi, Zodiac de David Fincher évoque donc la lumière et le temps par le biais de l’obsession et du cynisme dans lesquels se sont embourbées les quatre protagonistes. La lumière est ici complémentaire du temps, celle-ci marquant les oppositions entre eux et la nouvelle époque dans lesquels ils vivent, tout en ayant des sens plus allégoriques ou mythologiques, tels que la mise en lumière d’une mise en abyme dans la salle de cinéma ou le mythe du vampire représenté par l’éclairage doux et intemporel de certains acteurs, semblant ne jamais vieillir tant qu’ils n’auront rien résolu de cette affaire. Le temps, quant à lui, est donc devenu l’ennemi public numéro un des quatre investigateurs, par le biais de différentes techniques de montage, tels que les fondus audio ou le synthé, bien que certains ne s’en aperçoivent pas, trop obnubilés par l’enquête, et profitent du regard des autres pour avoir la révélation de l’écoulement express de celui-ci. Une douloureuse mais paradoxalement merveilleuse histoire du temps, identifiable également par le biais l’apport du numérique sur le post-modernisme du film à enquêtes. À la fois thématiquement dense, incroyablement interprété, et vecteur d’émotions disparates de bout en bout, Zodiac est peut-être l’oeuvre de Fincher la plus folle et la plus ambitieuse de sa filmographie pourtant exemplaire. Un immanquable qui se doit d’être vu et digéré.

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