FIFAM: Festival International du Film d’Amiens | 36e Edition

L’année dernière lors du 35e Festival International du Film d’Amiens -FIFAM pour le dire plus vite- j’avais fait un journal de bord reprenant jours par jours les événements importants se déroulant lors de cette formidable occasion -d’ailleurs si vous souhaitez retrouver les articles ils sont trouvables dans la rubrique « FIFAM – Edition 2015 ». Cette année, j’ai décidée de faire quelques choses de différent. Pas de journal de bord donc mais des avis complets sur les films qui ont marqués ma semaine intensive. Et quelle semaine ! De 2001: L’Odyssée de l’Espace de Stanley Kubrick au bouleversant Au Revoir les Enfants de Louis Malle, cette 36e édition fut forte en émotions. Une 36 édition un peu moins complète que la 35e mais qui m’a permis de découvrir ou redécouvrir des films exceptionnels, bouleversants et marquants.

Cette année le Festival International du film d’Amiens revenait pour une 36e édition. L’an passé malgré un climat très particulier, la 35e édition du festival fut très bonne. John Landis, père des Blues Brothers et du plus célèbre clip de toute l’histoire de la musique: Thriller, avait fait honneur de sa présence. Cette année c’est un autre américain qui venant en tant qu’invité d’honneur. Un invité avec un sacré bagage d’expériences cinématographiques puisqu’il s’agissait du très grand Douglas Trumbull. Malgré un programme plus léger cette édition fut une très belle réussite. L’atmosphère sympathique et conviviale de cet événement en fait un rendez vous fort et immanquable. Si les films en compétitions n’ont pas su marquer mon esprit il n’en ai pas moins que les différentes rétrospectives et les différents hommages ont su largement satisfaire ma soif de cinéma. J’ai pu y découvrir des films de réalisateurs que je connaissais que très mal comme Louis Malle pour lequel j’ai eu un véritable coup de cœur notamment avec son film Au revoir les enfants qui est sans aucun doute un chef d’oeuvre du cinéma français. Mais ce festival était également, pour moi, l’occasion de redécouvrir des films que j’aime énormément et dont je ne me lasse pas.

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Et par redécouvrir j’entends également découvrir sur grand écran tel que 2001 : L’Odyssée de l’Espace de Stanley Kubrick ou encore Rencontre du Troisième Type de Steven Spielberg. J’ai pu également découvrir un cinéma d’ailleurs, un cinéma que je ne connaissais quasiment pas excepté pour son cinéma d’animations : le cinéma japonais. Ce fut également l’occasion de faire des rencontres passionnantes comme celle avec le compositeur Rob ou encore Douglas Trumbull. Cette année encore le festival a su, l’espace d’une semaine, crée un véritable intérêt pour ma part. Un intérêt particulier que j’affectionne particulièrement depuis quelques années.

Parmi les rétrospectives proposées au FIFAM cette année il y en a une qui m’a particulièrement attirée : celle sur le travail de Douglas Trumbull. Fan du cinéma américain et surtout du cinéma de Stanley Kubrick, Steven Spielberg ou encore Ridley Scott il m’était pour moi inimaginable de passer à côté de cette rencontre exceptionnelle. «Exceptionnelle» c’est le mot qui me vient à l’esprit lorsque je pense à cette rencontre instructive, éducative et passionnante. En effet, Douglas Trumbull, en plus d’être un concepteur visionnaire, est également une personne très enrichissante. C’est avec beaucoup de passion qu’il a su faire partager ses nombreuses expériences. Des expériences incroyables avec les plus grands réalisateurs que le monde du cinéma ait connu. Grâce à des présentations avant les diverses projections de films et à une masterclass complète, Douglas Trumbull a pu faire partager ses innombrables anecdotes de tournages et sa vision très futuristes de la conception d’une œuvre filmique. En effet, après deux anecdotes de tournages il a donné son avis sur le cinéma actuel notamment sur le cinéma en 3 dimensions. Un avis très intéressant qu’il a développé grâce, encore une fois, à ses nombreuses expériences et à son savoir faire presque légendaire. Cette rétrospective était donc, pour moi, une très belle occasion de découvrir sur grand écran des films qui ont marqués ma cinéphilie.



2001: L’Odyssée de l’espace
| Le fascinant

Il y a quelques années j’ai découvert un film qui m’a profondément marqué: 2001: L’Odyssée de l’espace de Stanley Kubrick. Je n’avais absolument pas conscience à l’époque que je découvrais un film qui avait marqué des générations de cinéphiles et de spectateurs. Je connaissais le réalisateur de cette odyssée futuriste grâce à d’autres films comme Shining ou encore Orange Mecanique. Ma réception du film fut si forte que j’ai mis plusieurs jours à m’en remettre. Cette année le festival du film d’Amiens a reçu le concepteur d’effets spéciaux légendaire : Douglas Trumbull. A cette occasion le film était diffusé dans sa version longue. Un immense privilège de pouvoir découvrir ce film majeur sur grand écran.

Dans ce film Stanley Kubrick part à la conquête spatiale où un propos profondément humain se forme à mesure des plans époustouflants. En effet, la réalisation absolument grandiose du réalisateur américain est telle qu’aujourd’hui encore que le film ne vieillit pas. Un constat qui fait écho au propos futuriste du film. Les rares dialogues mais non moins forts sont en parfaite contradiction avec les plans grandioses du film qui a marqué le cinéma à tout jamais. Stanley Kubrick met en scène un scénario complexe et profond. Une épopée spatiale où l’Homme se retrouve face à ses plus grandes craintes. Des craintes perceptibles par le spectateurs qui se retrouve plusieurs fois perdu dans ce vide spatial infini. Le vide se fait ressentir grâce aux plans évidement mais également grâce à la musique et plus encore grâce au moments silencieux. Un détachement se fait alors. Le spectateur ressent la distance écrasante.

2001

Si au premier abord le film semble très scientifique il n’en est pas moins que le film est avant tout basé sur la foi. Ici, pas de dieu mais véritablement une foi omniprésente envers l’humain et par extension envers l’autre. Ce qui marque avant tout dans ce film c’est le troisième et dernier acte. Après une succession de plans explosifs, le personnages principal se retrouve dans ce qui semble être un espace temps différent. On y découvre en même temps que le personnage, qui se voit, le miroir d’une vie à la vitesse lumière. Le très célèbre dernier plan du fœtus produire encore de nombreuses discussions et des théories plus folles les unes que les autres.

2001 : L’Odyssée de l’espace est un film qui a marqué, qui marque et qui marquera le cinéma. Source d’inspiration pour grands nombres de réalisateurs et de spectateurs, le film est un diamant à l’état brut.

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