Le BGG: Spielberg, conteur de belles histoires

Présenté hors compétition lors du dernier Festival de Cannes, Le Bon Gros Géant est le dernier film de celui qu’on ne présente plus: Steven Spielberg. Adaptation du formidable roman éponyme de l’écrivain Roald Dahl, Le BGG est, une fois de plus, un projet audacieux pour le réalisateur de 69 ans. Et c’est, évidemment, avec beaucoup d’attente, d’excitation et d’engouement que le film était attendu. Papa Spielberg a-t-il, une fois de plus, émerveillé les spectateurs?

Réalisateur emblématique de ces quarante dernières années, Steven Spielberg est l’une des plus grandes figures du cinéma. Véritable conteur d’histoires, il a su émerveiller petits et grands spectateurs tout en imposant son propre univers. Des [Les] Dents de la Mer à Indiana Jones en passant par le merveilleux E.T: l’extra-terrestre, le réalisateur américain a marqué des générations et le cinéma à tout jamais. C’est donc tout naturellement que le dernier film de Steven Spielberg a créée une véritable attente. Une attente qui parfois était  si intense qu’elle s’était conclus, malheureusement, par une déception. Une déception que je ne partage pas car malgré ses petits défauts, Le Bon Gros Géant reste un très grand film, d’une qualité remarquable et plein bons sentiments.

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Dès les premières images du film, Steven Spielberg impose un style très sombre et très étrange qui va pourtant très vite s’estomper pour laisser place à un monde plus magique. Ce passage d’un style à un autre marque bien le ton du film: passage d’un monde plus adulte à un monde nettement plus enfantin. Ce monde où un gentil géant se lie d’amitié avec une jeune anglaise n’est pas sans rappeler une autre merveilleuse histoire de Steven Spielberg: E.T.: l’extra-terrestre. Evidemment ce qui vient de suite à l’esprit c’est cette amitié improbable entre deux êtres de deux mondes différents. Pourtant Le BGG a d’autres similitudes avec E.T. comme, notamment, la notion de foyer.  – il est bon de rappeler que les deux films ont étaient écrits par la formidable Melissa Mathison– Alors que trente ans avant c’est E.T qui découvrait le monde humain, ici c’est la jeune Sophie qui découvre le monde des Géants.

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 Malgré une maîtrise parfaite de l’image et une mise en scène remarquable, on peut tout de même reprocher à Spielberg une approche trop enfantine voir naïve. Par exemple, les méchants Géants qui s’attaquent au gentil Géant ne sont finalement pas si terrifiants puisqu’ils sont tournés en ridicule. Toutefois le film reste une rencontre merveilleuse, un instant magique qui émerveille les spectateurs. Steven Spielberg rappel une nouvelle fois qu’il n’a pas fini d’étonner et qu’il est, sans aucun doute, un géant du cinéma.

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