Festival International du Film d’Amiens: un Mercredi entre retrouvailles et découvertes

Mercredi 18 Novembre, une journée qui commence avec une rencontre ou plutôt des retrouvailles avec un jeune réalisateur portugais que j’affectionne particulièrement: Carlos Conceição

Retrouvailles et non pas rencontre puisque le réalisateur était déjà venu l’an passé grâce au superbe concept du FIFAM: Pygmalion qui privilégie un moment de rencontre entre un réalisateur et un public. Une superbe initiative mise en place l’an dernier et qui continuera l’année prochaine.

L’année dernière ce fût donc le jeune Carlos Conceição qui nous avait fait l’honneur de sa présence. Un réalisateur qui à travers ses films nous offre des émotions multiples mélangé à un esthétisme et à une musique proche de la perfection.

C’est donc après une année écoulée que Carlos fait avec son public le point. Cette année fût « dingue et riche en opportunités », c’est ce que nous raconte le jeune réalisateur qui grâce au FIFAM a pu partager avec le public Français et montrer ses films puisque pour lui « l’avis du public est important qu’il aime ou non mes films ». Au delà de l’aspect professionnel c’est aussi l’aspect personnel qui fut touché puisque Carlos ajoute « ça m’a permis d’acquérir une plus grande confiance en moi ». Un 34e FIFAM qui fut donc bénéfique puisque nous avions en face de nous lors du 35e FIFAM un réalisateur plus confiant.

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Wake Up Leviathan, Carlos Conceição – 2015

Après avoir raconté sa folle année il nous présenta ses travaux en cours: un court métrage et long métrage de deux genres totalement différent puisque l’un d’entre eux expérimente à la fois la science fiction et le documentaire. Suite à un léger problème de projection nous n’avons pu voir les extraits en entier, malheureusement. Toutefois les quelques images que nous avons pu voir de ce premier projet intitulé Wake Up Leviathan se distinguent totalement de l’univers des autres films du réalisateur puisqu’on peut voir qu’il se dirige vers une science fiction aux allures de série b, chose que Carlos Conceição confirma plus tard: « je voulais quelque chose d’imparfait, quelque chose qui rappel les effets des séries B ». 

L’autre projet en cours de Carlos appelé Serpentarus qui tire son nom du treizième signe du Zodiaque. Ce film aux allures de peinture, notamment lors du repas des trois personnages, met en scène un jeune SDF accueilli par une mère excentrique et sa fille. Les deux femmes décident de faire de ce jeune homme un mari idéal pour la jeune fille qui rêve d’un homme parfait assez bien pour elle. Le garçon devient alors une sorte d’animal de compagnie au service de la richesse des deux femmes. Un film que j’ai hâte de découvrir.

Après les retrouvailles avec Carlos Conceição c’est au tour de Morad Kertobi (CNC) de nous parler des financements des projets franco-portugais qui ont notamment aidés Carlos pour l’un de ses projets. Une organisation qui privilégie les rencontres entre les réalisateurs afin de faire naître entre eux un projet.

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Cible Emouvante, Pierre Salvadori – 1993

A peine cette rencontre terminée, la masterclass des réalisateurs français, Bruno Podalydès et Pierre Salvadori pris place. Une masterclass qui a pour sujet le genre de la comédie au cinéma. Drôles et touchants avec des anecdotes plus intéressantes les unes que les autres, Bruno Podalydès et Pierre Salvadori nous offre un moment de bonheur autour d’une discussion passionnante. Ainsi ils nous parlent de leurs expériences en tant que réalisateurs notamment sur les moments positifs (rencontres avec les acteurs, les autres réalisateurs…) et les moments négatifs (écriture des scénarios « vous êtes tout seul pendant un long moment »). Ponctuant leur materclass par un « une bonne comédie doit avoir, comme un bon thriller, du suspens ». Une materclass que je quitte le sourire aux lèvres.

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O Fantasma, João Pedro Rodrigues – 2000

Après ces rencontres riches en émotions je me suis rendu à la projection de O Fantasma (2000) de João Pedro Rodrigues avec Rui Poças en directeur de la photographie. C’est d’ailleurs ce qui a retenu mon attention: Les cadrages et les couleurs du film sont superbes. L’histoire est quant à elle très puissante puisqu’il s’agit d’un jeune homme masochiste qui laisse ses plus profonds désirs prendre le dessus sur lui. Un jeune homme qui tout au long du film devient animal. En effet, la métaphore de l’animal est très présente. Tantôt il devient chien avec, par exemple, ses grognement à répétition ou lorsqu’il lèche le visage de ses conquêtes; tantôt il devient une araignée notamment à cause de sa combinaison de latex qui prend la forme de son corps ou bien encore à cause de ses déplacements puisqu’il rampe et grimpe. Un film qui dans l’ensemble révolutionne son genre mais qui manque de dynamisme.

 

 

 

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