Mon coup de griffe sur Jurassic World

Ne vous fiez pas au titre de cet article qui peut paraître négatif. Non, je ne souhaite pas pousser un rugissement sur Chris Pratt et sa bande de copains, mais bien de donner mon avis qui est fait de points positifs et de points négatifs. 

En effet, si certains sont ravis de ce nouvel opus beaucoup d’autres ont des mots très durs envers le film de Colin Trevorrow. Les fans de la saga sont départagés entre mélancolie et déception d’un film qu’ils avaient, sûrement, trop idéalisé.

Même-si tout porte à croire que Jurassic World est une suite de la trilogie Jurassic Park faisant ainsi de lui le quatrième volet de la trilogie-qui-donc-n’en-serait-plus-une (vous me suivez?), beaucoup de choses peuvent également prouver le contraire. Premièrement le réalisateur, Colin Trevorrow, ne se base que sur le premier chef d’oeuvre de Steven Spielberg. Si certains diront qu’il a « effacé » les deux autres épisodes, personnellement, je ne pense pas que ce soit plus mal quand on sait que dans les deux autres l’histoire change sur plusieurs aspects. Ce n’est donc pas une suite directement liée à la trilogie mais on peut dire que c’est plus ou moins une suite du premier opus (vous me suivez? part 2)

« Plus ou moins »? Oui, parce qu’en effet, même-si tout porte à croire que c’est une suite beaucoup d’éléments pourraient nous faire comprendre que le film n’a pas eu l’ambition de l’être. Tout d’abord il y a de nombreuses références au premier opus. Références qui sont avant tout des références de fan à fan. En effet, mon plus gros sentiment envers ce film est que Colin Trevorrow est un fan qui a voulu faire un film pour les fans (vous me suivez? part 3) : 

Le thème musical de Jurassic Park (pour ceux qui, comme moi, pourraient écouter ceci pendant des heures), le personnage de Lowery un fan absolu de Jurassic Park qui collectionne les dinosaures en plastique ainsi que les tee-shirt achetés sur Ebay qui parfois frise le ridicule voir le mauvais goût, B.D.Wong qui jouait le Dr Henry Wu lors du premier opus et qui reprend sa place de nouveau, certaines scènes du film furent tournées à Hawaï comme le premier opus, les Jeep que les deux enfants retrouvent dans l’ancien parc, et enfin, et pas des moindres, le parc ouvre enfin ses portes ! Quel fan de Jurassic Park n’a pas rêvé de voir le parc ouvrir ses portes et d’y découvrir les attractions, les boutiques à souvenirs et la foule émerveillée?

(un requin dans une attraction? Colin Trevorrow ne ferait-il pas référence à un autre classique de Steven Spielberg à savoir Les Dents de la Mer? )

Le petit + Le film devait s’appeler, à l’origine, Jurassic Park: Extinction. 

Aujourd’hui je pense que c’est une bonne chose que le nom fût changer car le film ne peut pas se qualifier de suite sur tous les points de vues.

Mon avis 

Jurassic World est pour moi un très bon film. Je n’ai pas eu de déception particulière car je n’avais pas idéaliser ce film. Pour moi, faire une suite d’un film culte c’est toujours très périlleux et bien souvent les films qui se veulent être une bonne suite ou bien même qui ont l’ambition de dépasser le premier n’annonce jamais de très bonnes choses. J’ai le sentiment que le réalisateur, Colin Trevorrow, n’a pas eu la prétention de faire mieux que le créateur de Jurassic Park, Steven Spielberg. Toutefois j’avais vraiment hâte de découvrir cet univers qui m’a suivit durant toute mon enfance. Dès le début du film j’ai ressenti les premiers sentiments que j’avais eu dix ans avant. Alors oui, ce n’est pas la même chose, les dinosaures ne sont pas pareils, les premières notes du thème musical ne sont pas tout à fait reproduites à l’identiques mais voir l’immense porte du parc s’ouvrir m’a fait vibrer (même-si ici il est écrit Jurassic World et non pas Jurassic Park)

L‘histoire est plutôt prévisible dans le sens où nous comprenons dès le début que cet Indominus Rex va poser bien des soucis aux personnages principaux et aux visiteurs du parc. Toutefois elle est plutôt bien construite malgré quelques incohérences comme-celle par exemple qui touchent à L’Indominus Rex génétiquement modifié afin d’effrayer les enfants et de faire « cauchemarder les parents » comme le dit  Simon Masrani ( interprété par Irrfan Khan). En effet, nous apprenons, très rapidement, que cette femelle génétiquement modifiée peut, en autre, se camoufler. Chose très particulière qui aurait pu à de nombreuses fois la sauver ou bien, puisqu’elle aime tuer par plaisir, assouvir ses besoins. De même, il est dit qu’elle est dotée d’une intelligence extraordinaire mais, même-si lors de quelques passages elle met ses neurones en action, elle oublie rapidement d’utiliser cette capacité. Il en est de même pour la situation familiale des deux enfants, Gray et Zach, qui sont principalement au cœur de l’action. Au début du film nous comprenons que leurs parents divorcent, chose qui semble particulièrement affecter le cadet, Gray, qui se confie à son grand frère. Cette information, minime certes, fût mentionner alors pourquoi ne pas l’exploiter? Cette information est quasiment inutile dans le sens où elle n’est exploiter pour aucune autre action. Elle aurait pu renforcer les liens entre ces deux frères qui ne se comprennent pas toujours mais là encore, même-si on comprend que la situation fait qu’ils sont plus proches, c’est bien le fait qu’un dinosaure tueur-hors-de-contrôle soit dans les parages qui les rapprochent et non pas leur situation familiale. Encore un autre exemple d’incohérence, le Dr Henry Wu, scientifique dévoué à la recherche dans le premier Jurassic Park, change complètement de veste dans cet opus. Il est alors corrompu par Hoskins qui, il en faut toujours un, a soif de pouvoir (renommé, argent…). Ce revers aurait pu être totalement crédible si le Dr Henry Wu n’avait pas lors du premier opus posé ses convictions. En bref, il y a de nombreuses incohérences ou bien tout simplement des informations amenées sur le tas qui ne sont pas exploitées jusqu’au bout. Le film a pourtant une grande force: celle de ne pas toujours se prendre au sérieux. En effet, l’humour est au rendez-vous, une petite phrase par-ci ou une petite phrase par-là avec Chris Pratt rien d’étonnant puisque l’été dernier il nous a fait rire et danser dans Les Gardiens de la Galaxie. Mais ne pensez pas que Jurassic World est une comédie, il y a également des scènes « violentes » (bien que moins terrifiantes que dans le premier Jurassic Park, on doit bien l’avouer): des hommes dévorés ou tuer comme de vulgaires pantins par l’Indominus Rex mais aussi par les Ptéranodon, échappés des griffes de cette dernière, avec une scène qui me fait étrangement penser aux Oiseaux d’Hitchcock.

Quant aux personnages, bien que Chris Pratt tient à lui tout seul le film, j’ai eu du mal à m’y attacher. Le groupe fonctionne plutôt bien mais leurs liens ne sont pas assez forts pour être retransmit aux spectateurs. Toutefois je trouve que leurs rôles sont plutôt bien cohérents : Owen et ses allures d’Indiana Jones (Chris Pratt est pressenti pour le rôle, ça tombe bien!) est le mec cool qui n’a pas froid aux yeux, Claire (Bryce Dallas Howard) est une femme moderne très occupée par son travail qui boucle-la-boucle lorsqu’elle libère le T-Rex pour anéantir la créature qu’elle a crée, Barry (Omar Sy) notre personnage national n’a pas beaucoup de place dans la chasse à l’Indominus Rex mais toutefois il est présent dans quasiment toutes les scènes les plus importantes et a de vraies répliques contrairement à son personnage dans X-Men: Days of Future Past (rappelons par ailleurs que sa carrière internationale vient tout juste de commencer alors laissons lui du temps à notre Omar!). Les deux enfants, Gray (Ty Simpkins) et Zach (Nick Robinson), sont également très présents et font partis intégralement du film.

Quant à la fin elle aurait pu être de mauvais goût puisque le T-Rex, star du premier opus, reprend sa place dans le domaine anéanti de Jurassic World après avoir tué l’Indominus Rex, mais au final elle boucle bien le film. Preuve que c’est lui la grande star du film (désolé Chris Pratt!) mais c’est surtout un bel hommage de Colin Trevorrow pour le film de Spielberg ( métaphore de l’élève qui ne peut pas dépasser le maître? sûrement!)

En bref, Jurassic World n’est pas révolutionnaire, il n’apprend rien de nouveau dans l’histoire de Jurassic Park et n’a pas eu l’ambition qu’il aurait, peut être, dû avoir. Il n’est pas tout à fait une suite mais pas tout à fait un reboot non plus, il peut sûrement se qualifier comme un film qui fera rêver tout ceux qui, certainement comme Colin Trevorrow, ont rêvés de voir un jour le parc ouvrir ses portes et de savoir ce qui se cachent derrière. En clair c’est un bon divertissement/blockbuster qui va sans doute départager les fans mais qui contentera les aventuriers amateurs de grands frissons !

Si vous voulez continuer l’expérience Jurassic World vous pourrez toujours acheter grand nombre de produits dérivés ou bien tout simplement vous rendre sur le site officiel (fictif, évidemment…oui c’est dommage!) du parc où vous pourrez retrouver les dinosaures du parc, les attractions ainsi que tout autre informations pour planifier au mieux un séjour qui se promet riche en émotions

N’hésitez pas à me donner votre avis sur le film ainsi que sur l’article en laissant un commentaire ci-dessous !

Pauline Mallet

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