Mes émotions face à Vice Versa

Mercredi sortait dans les salles de cinéma le nouveau film d’animations signé par les studios Pixar, Vice Versa. Aujourd’hui je vous propose d’embarquer sur le blog pour un voyage extraordinaire qui se passe dans la tête de la jeune Riley. Prêt(e) à faire le plein d’émotions? 


Mais avant de parler du film en lui-même je vais faire une petite parenthèse sur le court métrage diffusé avant le film. Comme vous le savez ou pas les films Pixar sont toujours précédés d’un court métrage. Parce que comme vous le savez (peut être grâce à mon article sur Pixar qui sait !) Pixar c’est avant tout une histoire de court métrage. Après La Luna, For the Birds ou encore Lifted, Pixar nous présente Lava.

Lava raconte l’histoire d’un volcan, Uku, au milieu de l’Océan qui aime chanter une histoire d’amour, la sienne ou plutôt celle qu’il aimerait vivre. Et chaque jour il chante sa chanson en espérant qu’un jour sa solitude sera remplacée par un amour éternel. Quelques kilomètres sous la mer, Lele, un autre volcan, entend et fredonne également cette chanson pleine d’espoir. Alors qu’Uku commence à s’éteindre, Lele commence à se réveiller et sort des profondeurs de l’Océan. Tristement les deux âmes sœur se retrouvent tous les deux à la surface de l’Océan sans que Lele puisse voir ni entendre Uku qui commence à sombrer dans les profondeurs. Lele, pleine d’espoir, fredonne la chanson d’amour d’Uku. Quand il entendit la merveilleuse voix de Lele chantant sa chanson il se réveilla pour retourner à la surface de l’Océan. Avec un bonheur immense, le cœur battant, les deux volcans se réunissent enfin pour vivre leur amour éternel en fredonnant leur chanson.

réalisé par James Ford Murphy

genre Animation

avec les voix de Kuana Torres Kahele (Uku) et Napua Greig (Lele)

Ce n’est pas le meilleur court métrage des studios mais il n’en est pas moins magnifique. L’histoire est touchante et la musique est superbe. Et que dire des images si ce n’est qu’elles sont exceptionnelles ! Lava nous fait voyager dans les tropiques et nous dépayse totalement avec sa musique pleine d’espoir et d’amour.

 Lava est peut être un avant goût de l’univers de la prochaine princesse Disney, Moana, qui vient elle aussi des Îles Tropicales du Pacifique qui sait?!

Après avoir fait le plein de douceur en musique place à l’émotion ou plutôt aux émotions avec Vice Versa.


Mon Avis


Vice Versa ou Inside Out en version originale est le quinzième long métrage des studios Pixar qui sont certainement mes studios d’animations préférés et il n’en reste pas moins un véritable chef d’oeuvre ! C’est à se demander comment ces studios font pour toujours nous étonner, nous émouvoir, nous transporter et nous faire rire à chaque fois que l’on se retrouve devant l’écran complètement submergé par l’univers qui prend vie devant nous. Les films de Pixar débordent toujours d’émotions mais Vice Versa est l’alliance parfaite de toutes ces émotions réunies.

Le point fort de ce film sont, sans aucun doute, les personnages qui représentent les émotions (d’ailleurs les voix françaises sont absolument géniales!). Ils font toute la force du film car c’est eux qui vont orienter nos émotions. Et des émotions on ne peut qu’en avoir face à cet incroyable film ! Dès le début on assiste au réveil de Riley en même temps que Joie qui est son émotion principale. C’est donc dès les premières minutes du film que nous découvrons à la fois le monde physique et le monde mental de Riley. Tout comme le titre peut l’annoncer, Vice Versa, jongle entre ces deux mondes et nous offre la vision complète du corps et de l’esprit de Riley. Ce jonglage/la structure du film est également montrée avec les couleurs puisque les couleurs du monde physique sont beaucoup plus sombres que les couleurs du monde mental. Mais le film n’illustre pas que ce qui se passe dans une jeune fille de onze ans, il est également une réflexion sur la vie en générale et en particulier sur le passage de l’enfance à l’adolescence: une période assez difficile dans la vie d’un être humain. Ce passage obligatoire de la vie est mené à la perfection grâce à un concept poussé jusqu’au bout ce qui fait que le film est crédible du début à la fin. Les émotions vont vivre en même temps que Riley ces changements et emportent avec elles le spectateur qui s’attache à ces petits êtres.

Les personnages un peu plus secondaires tel que le touchant ami imaginaire Bing Bong illustre à la perfection le changement que Riley est en train de vivre: pousser vers l’adolescence mais retenue par son enfance. Et puis, comme une fatalité Bing Bong disparaît avec l’enfance de Riley. C’est certainement le moment le plus touchant du film et également le plus profond en terme de réflexion: Joie veut garder tous les souvenirs d’enfance de Riley qui disparaissent sous ses yeux. On comprend alors très vite que Joie, Tristesse, Colère, Peur et Dégoût vont aussi connaître des changements. Le film met énormément en avant les souvenirs qui sont ici illustrés par des sphères, colorées par l’émotion ressenti, au moment qu’il est vécu. Souvenirs/sphères qui vont également changer puisque les émotions ne seront plus aussi brutes étant donné qu’avec l’âge les émotions deviennent plus complexes. Ici aussi les idées de départ sont poussées jusqu’au bout puisque les sphères/souvenirs sont reliés à des îles de personnalité de Riley, îles qui vont disparaître en même temps que Riley grandit pour ensuite se reconstruire en une seule île plus complète. En bref, tous les éléments apportent à l’histoire de la crédibilité et montrent la complexité de l’humain qui est abordée avec beaucoup de légèreté sans pour autant être dépourvu de réflexion.

Malgré les moments fort en émotion, l’humour reste très présent dans ce film notamment grâce aux émotions qui représentent à la perfection des traits de personnalité que l’on peut retrouver dans chacun de nous à des degrés différent (évidemment!) : c’est ça qui rend le film aussi fort, la proximité avec les spectateurs. L’histoire est universelle et intemporelle. C’est la grande recette de Pixar. Les histoires comportent toujours un vrai panier d’émotions: qui n’a pas eu la larme à l’œil lorsque Andy doit se séparer de ses jouets pour partir à l’Université? Qui n’a pas éclaté de rire lorsque qu’on voit Carl Fredricksen descendre les escaliers avec son monte escalier?

Même-si Pixar utilise le même livre de recette pour ses films, il n’utilise pas les mêmes ingrédients (petite référence à Ratatouille, n’est ce pas?) et c’est ce qui rend les histoires originales.

L’univers du film: ses couleurs, ses personnages et son histoire sont une vraie réussite. Vice Versa est pour moi un véritable chef d’oeuvre bourré de réflexion sans pour autant effacer les codes du made in Pixar qui font sa réussite. Le film entre avec excellence dans la filmographie des studios qui ont, sans l’ombre d’un doute, encore beaucoup d’émotions à nous faire vivre !

Et vous, avez vous vu Vice Versa? N’hésitez pas à me donner votre avis aussi bien sur le film que sur cet article !

Pauline Mallet

Publicités

2 réflexions sur “Mes émotions face à Vice Versa

  1. Pingback: 2015: Clap de fin ! | Derrière la caméra

  2. Pingback: Oscars 2016: les nominés sont… – Derrière la caméra

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s